L'Arc-en-Terre |
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Projets |
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OTHELLO & IAGO
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D’après Shakespeare |
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Après la création du Dernier Guerrier en 2006 et la reprise de Roncevaux ! en 2007, Massimo Schuster change d’époque et d’univers. Loin des épopées et des sanglantes batailles qui caractérisent ses précédents spectacles, c’est à l’observation des jeux de pouvoir et des intrigues dans la République de Venise qu’il convie le public pour cet Othello & Iago adapté de Shakespeare. Il y joue un Othello héroïque et tragique face à un Iago à la légèreté rusée et au machiavélisme infernal, interprété par Oscar de Summa, jeune acteur italien qui s'est fait remarquer ces dernières années notamment pour un spectacle solo autour de Richard III et pour son interprétation de Bassanio dans Le marchand de Venise du Teatro della Tosse de Gênes. Quelques mots sur le spectacle On a mille fois discuté ce qui pousse Iago à devenir un des “méchants” les plus emblématiques de l’histoire du théâtre. À la rage devant la nomination de Cassio comme Capitaine vient s’ajouter une indéniable dose de racisme envers Othello, ce “lippu imbus de lui même”, ce “nègre”qui distribue des promotions sans tenir compte du droit de l’expérience et de l’ancienneté. Et derrière une malveillance qui paraît innée se cache peut-être aussi une certaine jalousie pour l’homme qui, en épousant la belle Desdémone, s’est acheté une place et une respectabilité en société. A moins que, comme certains l’ont suggéré, il ne s’agisse carrément d’une homosexualité réprimée et humiliée. Quoiqu’il en soit, le rapport entre Othello, le commandant, et Iago, son enseigne, est plus complexe que ce qu’il paraît à première vue. Et c’est justement sur ce rapport qu’est bâti le spectacle de Massimo Schuster et Oscar De Summa, seuls acteurs en chair et en os, épaulés par des têtes en bois peintes comme des fétiches africains qui évoquent — plus qu'elles ne symbolisent — les autres personnages de l’histoire. Le texte du spectacle est une adaptation à deux voix du drame de Shakespeare, construit, comme De Summa et Schuster en ont chacun l’habitude, à partir de notes éparses et d’improvisations au moment des répétitions. La dramaturgie n’est pas linéaire : elle court sur le fil d’une chronologie réinventée à travers des fragments de mémoire, comme si tout s’était déjà passé, comme si tout avait déjà été raconté d’autres fois. Mais ce soir quelque chose change. Ce soir, le drame prend le dessus pour de vrai et la mort attend les deux interprètes au tournant. Provenant l’un du théâtre d’acteurs et l’autre du théâtre de marionnettes, De Summa et Massimo Schuster opposent et échangent leurs manières respectives d’être en scène, trouvant l’un dans l’autre de nouvelles motivations et de nouveaux espaces. Pour Schuster, qui a collaboré avec des peintres, des sculpteurs, des compositeurs, des dramaturges, travailler aujourd’hui avec un comédien avec qui il partage le plateau correspond à une envie d’aller chercher ailleurs de nouvelles énergies et des provocations salutaires. |
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CA MIJOTE…
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LES ATELIERS DE NARRATION |
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Le « théâtre de narration », comme nous préférons appeler le conte, est une forme de spectacle où la parole semble être le seul moyen d’expression. Semble, car en réalité la parole seule ne suffirait pas à raconter si elle n'était pas enrichie d'un travail exigeant sur les rythmes, la voix et la gestuelle. Ce travail, qui est l’une des caractéristiques du théâtre de marionnettes, Massimo Schuster l'a poursuivi à travers de nombreuses créations, l'a épuré et codifié jusqu'à en faire un outil finalement en mesure de se passer de la marionnette. De ce constat est née une proposition de stages destinés tant aux enfants qu'aux adultes, tant aux amateurs qu’aux professionnels, selon des modalités spécifiques. Testés l’année prochaine dans les collèges des Bouches-du-Rhône où ils auront pour objectif l’éveil à une forme d’expression orale articulée et pourtant accessible, ces ateliers seront ensuite adaptés aux autres publics autour de la question : comment raconter une histoire ? Mais, au-delà de cette question, les stages en aborderont inévitablement d'autres : quelles histoires valent la peine d'être racontées aujourd'hui ? Pourquoi ? À qui ? A suivre… |
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